Une évidence s'impose à moi depuis quelques jours :
Je crois que j'ai enfin vraiment trouvé ma voie.
A l'hôpital, dans ce service, je me sens comme un poisson dans l'eau.
J'aime ce contact privilégié avec les patients. J'aime en prendre soin, les chouchouter. Les rassurer même.
Les 8h de boulot passent sans que je ne m'en rende compte. Et d'ailleurs, l'heure de mon retour à la maison est parfois bien passée quand je me dirige vers le vestiaire. Mais comme on dit : Quand on aime, on ne compte pas.
Oh bien sûr, je craignais être gênée par la nudité des gens, incommodée par leurs selles, les langes à changer, les chaises percées à vider. Les odeurs, les corps, etc.
Mais je me surprends à voir au delà. À avoir un regard de compassion sur ces gens. Parce que derrière la maladie, derrière la vieillesse, il y a des personnes, avec une histoire, des sentiments, de la pudeur et de la fierté.