Réussir, de nos jours, n'est pas chose aisée.
Et je ne vous parle pas des moyens mis en oeuvre pour y parvenir, non. Je vous parle de tout ce qu'il se passe après.
Janvier fut un premier test pour moi, et à vrai dire, un véritable tournant dans ma vie d'étudiante.
J'ai réussi tous mes examens, et très bien même. Et comme je vous le disais en janvier : Les filles qui réussissent, ça passe. Celles qui pètent des flammes, on les déteste. Et la vague de haine que je craignais s'est finalement abattue sur moi.
Une vague ?! Non, un tsunami. Une vague de plus de 40 élèves de haut.
40 élèves qui, quand je participe en classe (parce que oui, participer en classe est une seconde nature chez moi), m'envoient leur ressenti. 40 élèves qui, quand je prends la parole, lèvent les yeux au ciel. 40 élèves qui, quand je me trompe, ricannent.
Tracasse, c'est de la jalousie.
Oui, p't-être bien. Mais ça ne donne franchement pas envie de se lever pour aller aux cours.
À force, pour qu'enfin on nous foute la paix, pour qu'enfin on arrête de parler dans notre dos, on serait bien tenté de devenir médiocre. Car la médiocrité est la norme.
Non, je ne me lance pas des fleurs et je ne place pas mon intelligence au dessus de la norme. La plupart d'entre elles y arriverait aussi bien que moi.
Je me doute bien que mon comportement en classe peut agacer : Toujours assise au premier rang, à réagir à ce que les profs nous enseignent, à essayer de faire des liens, ...
Oui ça énerve.
Mais qu'on me "déteste" sans même me connaitre, ça me dépasse. Qu'on me juge sans même m'avoir déjà adressé la parole, ça me tue.
Littéralement.
Et je me réjouis que ces 3 dernières semaines de cours se terminent pour qu'enfin je puisse arrêter de les voir.
Même si cela signifie de commencer mon blocus :
Tout plutôt que d'affronter indéfiniment cet éloge à la médiocrité.
Heureusement que j'ai des coupines en or, d'ailleurs. <3